Les activités de soudage

Métallurgie, construction navale, maintenance industrielle, BTP… Les soudeurs de métaux exercent leurs activités dans de nombreux secteurs professionnels, en atelier comme sur chantier. L’exposition aux fumées de soudage constitue un risque majeur pour les soudeurs mais également pour les personnes qui travaillent à proximité.

Pourquoi s’en préoccuper ?

Les opérations de soudage à l’arc produisent des fumées contenant des particules métalliques de très petites dimensions qui pénètrent profondément dans le système pulmonaire.
Les particules de chrome hexavalent (chrome VI) sont identifiées les plus nocives pour la santé du fait du risque avéré de cancer qu’elles induisent.
Lors des opérations de meulage ou de ponçage des soudures, des particules inhalables de chrome VI sont également émises. Lorsque les assemblages sont finalisés, les pièces (en particulier dans les zones où l’oxyde de chrome n’est pas présent) doivent subir un traitement chimique pour assurer une protection contre le risque de corrosion.
Ce traitement chimique comporte des phases de dégraissage, de décapage et de passivation. Les opérateurs qui effectuent ces opérations sont exposés aux produits chimiques employés qui présentent des risques liés au contact cutané et à l’inhalation des vapeurs émises.

Comment agir ?

Prévention des risques liés à l’inhalation des fumées de soudage

Les fumées de soudage proviennent à plus de 80% du métal d’apport. Pour réduire l’exposition aux fumées de soudage, il convient en premier lieu de choisir  un métal d’apport moins émissifs et avec moins de composés toxiques. Le choix du procédé influe également sur l’émission de fumée. Ainsi, le soudage TIG (Tungsten Inert Gas) est nettement moins émissif que le soudage MIG (Metal Inert Gas également appelé semi-auto) en fil plein,  lui-même moins émissif que le MIG en fil fourré ou que l’électrode enrobée (soudage à la baguette).

Le soudage TIG est nettement moins émissif que les autres procédés de soudage à l’arc étant donné que le taux de dépôt (masse de métal d’apport déposé par unité de temps) est beaucoup plus faible. Les cordons de soudage sont plus fins et donc plus discrets ce qui permet de réduire également la quantité de poussière émise lors des opérations de finition par enlèvement de métal.

Pour réduire l’exposition du soudeur au niveau le plus bas possible, il convient de capter les fumées au plus près du point d’émission. Pour les petites pièces, le dosseret aspirant (photo ou schéma d’illustration) est la solution technique à privilégier parce que c’est la solution technique la plus simple et la plus efficace. Pour les pièces qui ne peuvent pas être positionnées devant un dosseret aspirant, la torche aspirante constitue le moyen de captage qu’il faut tester en priorité. En effet l’avantage de cette solution est que l’aspiration est intégrée à la torche contrairement au  bras aspirant qui exige de l’opérateur un positionnement du bras à 20 cm à l’arrière du point de soudage.  Les torches de soudage MIG à aspiration intégrées sont fréquemment rencontrées dans les ateliers de soudage d’acier inox et elles sont à présent bien acceptées par les soudeurs grâce aux améliorations apportées par les concepteurs pour améliorer leur efficacité et leur maniabilité. Le poids du faisceau étant plus lourd qu’une torche non aspirante, un bras équilibreur ou mieux une potence articulée est indispensable pour éviter le risque de TMS. L’efficacité de captage est optimale (environ 75%) en soudage à plat et en angle à condition de maintenir la torche avec un angle d’inclinaison faible (30° maxi) et en vérifiant régulièrement le maintien des bonnes performances d’aspiration.

Depuis peu, une torche TIG aspirante est commercialisée et son efficacité de captage a pu être évaluée dans différentes configurations de soudage. Pour garantir une bonne efficacité de captage,  l’angle de la torche doit être maîtrisé comme pour la torche MIG et il faut également ajuster le débit de gaz de protection en fonction de la longueur d’électrode sortie. Le groupe aspirant à forte dépression doit être adapté au débit d’extraction nécessaire pour la torche TIG aspirante qui est bien inférieur à celui mis en œuvre sur une torche MIG. Comme pour la torche MIG, des exigences aérauliques ont été fixées pour les torches TIG aspirantes afin que le futur utilisateur puisse, lors de la consultation des fournisseurs, les intégrer dans son cahier des charges.

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