Accueil des nouveaux

Scène d'extérieur

Qu'il s'agisse d'un premier ou d'un nouvel emploi, d'une mission intérimaire, ou de toute autre forme de contrat ou convention (notamment stage et apprentissage), le nouvel embauché
(« nouveau » dans la suite du texte) se retrouve du jour au lendemain dans un environnement de travail dont il ignore presque tout : procédures, locaux, collègues…

L'absence de repères, le manque d'information sur les dangers, le manque d'expérience, une initiation insuffisante à la prévention sont autant de facteurs qui rendent le « nouveau » très vulnérable face au risque d'accident. Plusieurs données statistiques confirment ce constat. D’une part, sur 9 981 accidents mortels du travail recensés depuis 1990.
13,4 % concernent des salariés ayant moins de trois mois d'ancienneté (source INRS - Base de données EPICEA). D’autre part, les salariés les plus jeunes (18 à 24 ans) ont 2,5 fois plus de risque d'être victime d'un accident du travail (AT) (source CNAMTS).

La période d'intégration dans l'entreprise apparaît comme un moment stratégique pour la prévention des risques professionnels. Cette intégration est dépendante du parcours et de la compétence du « nouveau » mais aussi pour une part importante de l'entreprise. La manière dont elle aura accompagné, informé, écouté ce nouveau collègue de travail et organisé son intégration, sera déterminante.

En conséquence, il convient d'organiser au mieux la composante santé et sécurité au travail de la fonction d'accueil pour mieux prendre en charge cette intégration. Sans cette composante santé et sécurité au travail, il n’y a pas d’accueil véritablement abouti.

Une vraie complexité dans la distinction des situations de travail
et des statuts

Il est indispensable de bien distinguer les différentes situations de travail et les statuts des jeunes, des nouveaux, des apprentis, des intérimaires… pour prétendre aborder finement leurs différentes problématiques de santé et sécurité au travail.

Le nouveau salarié d’une entreprise n’est pas toujours, on le sait bien, un jeune de moins de 25 ans.
Aujourd’hui plus qu’hier, la réalité du marché du travail conduit à des mouvements d’emplois dépassant largement les considérations d’âge. Pour illustrer rapidement ces propos, considérons par exemple les métiers du Bâtiment et Travaux publics. Des données nationales de 2004 (source : Ministère de l’Equipement) indiquent que sur un total de 1 402 000 employés en activité dans le BTP, 241 000 (17 %) étaient en situation de formation (apprentis ou stagiaires) et 27 000 (19 %) en situation de nouveaux salariés (dont la moitié en intérim).
Parmi ces nouveaux, à peine plus de la moitié avait 25 ans ou moins et moins d’un tiers d’entre eux étaient issus du système scolaire avec un diplôme du BTP. Ces quelques données montrent que les problématiques des nouveaux salariés et des jeunes salariés interfèrent tout en étant distinctes.

C’est pourquoi la Carsat Bretagne promeut une véritable fonction d’accueillant en santé et sécurité au travail au sein des entreprises.

Elle participe activement à la formation des enseignants et formateurs et a un engagement au sein du Conseil National pour l’Enseignement en Santé et Sécurité au Travail (ES&ST).

page précédente